Impact de la pandémie COVID-19 et de l’annulation d’activités médico-chirurgicalesélectives sur les salaires des médecins en formation

Les Facultés de médecine ont pris connaissance que des maîtres de stage contraindraient des
médecins en formation à prendre des congés ou les menaceraient de chômage technique.
Ceci concerne principalement des médecins en formation dont l’activité élective au sein de
leur service d’affectation de stage a été réduite suite à l’impact de la pandémie COVID-19.
Les Facultés de médecine ne peuvent accepter de telles menaces ou contraintes et ne peuvent
tolérer que des médecins en formation, même en nombre limité, voient leur formation
suspendue, ne puissent contribuer activement à la gestion de la crise, et se retrouvent sans
revenu.

Les médecins en formation représentent un maillon indispensable dans la lutte contre la
pandémie ainsi que dans la prise en charge des patients qui présentent d’autres pathologies.
La crise actuelle modifie profondément le fonctionnement du système de santé. Dans ce
contexte, les médecins en formation doivent réorienter leurs activités en fonction des
exigences de la crise. Leur implication active dans la crise aura d’ailleurs un impact positif sur
leur formation. La mise à l’écart de médecins en formation, outre les difficultés individuelles
engendrées, aurait des conséquences majeures bien au-delà de la crise qui doivent être prises
en compte : perte de solidarité au sein de la profession, perception négative par la population,
attractivité des disciplines, et autres conséquences difficiles à évaluer en date de ce jour.

Les Facultés de médecine sont conscientes des difficultés financières que peuvent rencontrer
certaines équipes de médecins dont l’activité est directement impactée par la crise actuelle.
Elles insistent toutefois sur le fait que les directions des institutions hospitalières concernées,
avec lesquelles les contrats de stage ont été signés, doivent assumer leur responsabilité. Les
Facultés rappellent que les assistants en formation ne peuvent, compte tenu de leur statut,
bénéficier du chômage. La rémunération des médecins en formation doit pouvoir être
soutenue par les ressources financières supplémentaires fournies par le gouvernement à
l’occasion de la crise.

Au nom des Universités et des Facultés de médecine, nous tenons à remercier tous les
professionnels de la santé pour leur engagement et leur flexibilité en ces temps incertains.
Ces remerciements s’adressent en particulier aux médecins en formation que nous souhaitons
assurer de notre total soutien.

Professeur Vincent D’Orio, ULiège
Professeur Pierre Garin, UNamur
Professeur Alexandre Legrand, UMons
Professeure Joanne Rasschaert, ULB
Professeure Françoise Smets, UCLouvain